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LES ARBITRES…


Je m’étais pourtant bien juré de ne jamais rien écrire sur les officiels, mais bon, les règles sont faites pour être ignorées.
Et puis, cet été, c’était trop tentant :

Comment aimez-vous vos arbitres ? bleus, saignants, ou bien grillés…

LES SPECTATEURS
 
Commençons par Ted Watts, l’arbitre du match de Venus Williams à Wimbledon cette année.

Le pauvre homme s’est trompé. Un officiel a fait une erreur ? Qu’on le pende ! La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre sur les télévisions et dans les journaux du monde entier.

Tie break. Un partout. Karolina Sprem au service. Elle rate son premier service. Et pourtant, l’arbitre annonce 2/1 en sa faveur. Karolina sert son deuxième service, gagne le point. 3/1. Bien consciente que quelque chose ne tourne pas rond, elle regarde l’arbitre, mais ne dit rien. Venus perd le tie-break, et le match.

Un moment d’égarement. Peut-être un arbitre peu habitué au soleil Londonien... Mais vous pensez vraiment que Venus a perdu le match à cause d’un seul point ?

J’en doute fortement.

Passons au football. J’entends encore les voix des supporters anglais qui résonnent : « On a été volé ». Bon, d’accord, je ne suis pas anglaise, je suis écossaise, mais cela ne m’empêche pas d’être une fervente supportrice de Manchester United (j’assiste à tous les matchs) et de l’équipe nationale anglaise.

Même en France, vous avez dû entendre parler d’Urs Meier, l’arbitre suisse du quart de finale Portugal-Angleterre de l’Euro 2004.

A-t-il vraiment fait une erreur ? Au grand dam des anglais, il a refusé un but de Sol Campbell.

À chaud, l’arbitre a jugé de la situation, pris sa décision, et s’y est tenu.

Voilà un professionnel qui connaît parfaitement son métier, et nous, les spectateurs, nous pouvons, grâce aux ralentis de la télévision, juger, décider, et condamner.

Si de nombreuses menaces de mort n’avaient pas été prononcées contre lui, il y aurait vraiment de quoi rire.

Ces officiels, du tennis, du football, sont des professionnels, qui gagnent raisonnablement bien leur vie. Ils travaillent dur, et connaissent parfaitement bien leur boulot.

Et pourtant, nous, les spectateurs, nous connaissons toutes les réponses et nous les assénons du haut de notre mépris pour les spécialistes et les professionnels.

LES OFFICIELS
 
Mais bon, rassurez-vous, il n’y a pas que les spectateurs qui perdent toute perspective. Les officiels, eux aussi, se permettent un comportement pour le moins surprenant.

Citons par exemple Sir Clive Woodward, le patron de l’Équipe Anglaise de Rubgy Championne du Monde, mais qui, en l’absence de Johnny Wilkinson, accumule les défaites.

Fin juin, les Champions du Monde affrontaient les All Blacks dans le second test-match (ils avaient perdu le premier 36 à 3, si ma mémoire est bonne).

Bien sûr, on a le droit d’avoir une opinion sur l’expulsion de Simon Shaw au tout début de la rencontre, un incident qui a pesé très lourd sur le résultat final, les anglais ayant joué la plus grande partie du match à 14.

Que s’est-il passé ? Simon Shaw a donné un coup de genou stupide et dangereux au All Black Robinson, et s’est mis en faute. L’arbitre de touche Stuart Dickinson a décidé son expulsion.

OK. Woodward a jugé que c’était une mauvaise décision, mais durant la conférence de presse, aveuglé par l’incident, il a tiré sur tout ce qui bougeait !

D’après lui, Dickinson était un incompétent, et les officiels avaient tous été influencés par la foule et le ralenti télévisé.

Je commence à me demander si nous ne prenons pas nos sports un peu trop sérieusement…

SQUASH
 
Bon, quand faut y aller, faut y aller. Parlons squash.

L’arbitre doit faire face à des situations difficiles, se déroulant sur des toutes petites surfaces, à la vitesse de la lumière, et à une distance moyenne de 60 mètres.

Je ne sais pas à quelle vitesse voyage un ballon de foot, mais je sais qu’une balle de tennis se déplace à 240 km/h.

En ce qui concerne le squash, c'est John White qui détient le record à 275 km/h, une vitesse enregistrée durant le tournoi de Canary Wharf il y a quelques mois. Regardez, même Ong Beng Hee semble impressionné !

Un autre élément entre également en ligne de compte. On installe les arbitres au milieu des moi-je-sais-tout-sur-tout. Vous les connaissez, ces spectateurs à la voix bien souvent avinée, et qui connaissent toutes les réponses…

Comme si notre boulot n’était pas assez difficile !

Les autres arbitres, eux au moins, ils sont séparés de la foule…

Mon but n’est pas d’ouvrir un débat sur les arbitres de squash, ou de vous jouer du violon. Non, j’avais juste envie d’attirer votre attention sur une série d’évènements qui m’a semblé caractéristique.

Alors, oui, chaque arbitre a dans son armoire à souvenirs un match qu’il préfèrerait oublier. Mais bon sang de bois, les arbitres sont de simples êtres humains, qui font des erreurs. Eh oui, ça arrive. Mais à chaque problème, ils doivent offrir une solution immédiate, la meilleure possible.

J’aimerais connaître le joueur (non arbitre officiel j’entends) qui arbitre match après match après match, et qui ne se trompe jamais.

Le trône est vacant, et sa couronne l’attend….

 


Linda Davie

Pendant des années, Linda a fait partie du Conseil d’Administration de la SRA (maintenant English Squash). Arbitre National, on lui demande très souvent de s’occuper de grands évènements, pour lesquels elle fait office d’arbitre de tournoi (comme la Finale des Super Series, par exemple).

Depuis toujours, Linda est impliquée dans le circuit junior. C’est pourquoi elle connaît tous les joueurs depuis qu’ils sont « haut comme ça ». Elle connaît tout le monde, et tout le monde la connaît et l’apprécie. Elle est écossaise, tout comme Peter Nicol, et comme Peter, « est passée à l’ennemi ». Son humour, sa générosité, et sa gentillesse sont appréciés par tous.

« Je suis l’une des milliers de volontaires de ce sport. Je ne demande pas de traitement de faveur. J’aime le squash, et j’aime faire partie du circuit, tout simplement ».

 

 

 

 

« Le football, ce n’est pas une question de vie ou de mort.
C’est bien plus grave que ça. »

Bill Shankley

 

 

 

LA PRESSE DE NOUVELLE-ZÉLANDE PEU IMPRESSIONNÉE PAR SIR CLIVE ...


Simon Shaw

 

 

 

 

 

ON AIMERAIT BIEN VOIR LA BALLE, S’IL VOUS PLAIT !
Framboise Gommendy a
discuté avec les arbitres lors
du Championnat de
Grande-Bretagne 2004.


Translation par Framboise Gommendy  
   
All content ©2004-2007 Framboise Gommendy

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